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Gestion du stress à l’oral : réussir sa prise de parole

Arnaud Ardoin, journaliste et spécialiste de la prise de parole

Arnaud Ardoin est journaliste, écrivain et spécialiste de la prise de parole. Fort d’une expérience de 20 ans à l’antenne, il a co-fondé Kalee et accompagne aujourd’hui dirigeants, candidats et professionnels à mieux s’exprimer, gérer leur stress et impacter leur auditoire.

Prendre la parole face à une caméra ou en entretien est rarement naturel. Stress, timidité, manque de confiance… ces freins sont souvent invisibles, mais déterminants.

Beaucoup de candidats pensent que leur difficulté vient d’un manque de compétence. En réalité, elle vient souvent de ce qui se passe avant même de parler.

La bonne nouvelle, c’est que cela se travaille.

Une femme ferme les yeux, une main sur la poitrine et l’autre sur le ventre, devant son ordinateur : un exercice de respiration

1. Le stress fait partie du jeu

Avant même de parler, beaucoup de candidats sont confrontés à leurs émotions. Comme l’explique Arnaud Ardoin :

« Tous les enjeux du stress, des émotions… font que certains ont des blocages. »

Le stress n’est pas un signe de faiblesse. C’est une réaction normale face à un enjeu. Le problème, ce n’est pas le stress : c’est ce qu’on en fait.

2. Le lieu influence votre posture

Un élément souvent sous-estimé : l’environnement.

« Le lieu joue un rôle important dans la prise de parole. »

Être dans un endroit où l’on se sent bien permet de se détendre, d’être plus naturel et de mieux s’exprimer.

« Vous êtes là où vous êtes bien… et ça va vous donner une liberté dans la posture. »

Choisir son cadre, ce n’est pas un détail. C’est déjà une manière de reprendre le contrôle.

Voir les conseils d’Arnaud en vidéo

3. La posture change tout

Ce que vous dégagez compte autant que ce que vous dites.

« Il faut évidemment mettre de l’énergie, de l’envie et de la gestuelle. »

Mais au-delà de l’énergie, il y a le rythme.

« Les silences sont liés à l’émotion. Le silence va créer de l’émotion. »

Une prise de parole efficace, ce n’est pas parler vite. C’est savoir respirer, marquer des pauses, laisser l’autre comprendre.

4. La respiration, un outil clé

Le stress a un impact direct sur le corps… et donc sur la voix.

« Le stress assèche vos cordes vocales… et ça va affaiblir votre discours. »

Concrètement, cela se traduit par une voix plus faible, un manque de souffle et une perte d’impact. Pour y remédier :

  • respirer profondément ;
  • garder une posture ouverte ;
  • laisser circuler l’air.

« Faire circuler l’air dans votre corps… comme un instrument de musique. »

Parler, c’est aussi une mécanique physique.

5. Être soi-même, même avec ses imperfections

Beaucoup pensent devoir être parfaits. Mais Arnaud est clair :

« Restez vous-même. »

Et surtout :

« La perfection n’existe pas. »

Chercher à lisser son discours ou à « jouer un rôle » est souvent contre-productif. Ce qui marque, c’est l’authenticité.

6. Transformer la timidité en force

La timidité est souvent perçue comme un handicap. Pourtant :

« La timidité, quand on la transforme en scène, on appelle ça du trac. »

Et ce trac peut devenir un moteur.

« Cette petite peur… va se transformer en énergie très forte. »

Le but n’est pas de supprimer le stress, mais de le canaliser.

7. Ce que cherche vraiment un recruteur

Un recruteur ne cherche pas un profil parfait.

« Il ne cherche pas à recruter un présentateur de télévision. »

Il cherche quelqu’un de fiable, quelqu’un de cohérent, quelqu’un d’humain. Et surtout quelqu’un qui assume ce qu’il est.

« Soyez vous-même. »

Conclusion

Prendre la parole, ce n’est pas être parfait. C’est comprendre ses émotions, accepter ses imperfections et transformer son stress.

En réalité, le stress n’est pas un obstacle. C’est une énergie à apprivoiser.

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